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  • Aristide Français

Reprise, vous avez dit reprise ? En finir avec le buzz du “même pas mal”

Mis à jour : mars 25


Assez d'effets d’annonce!


A en croire la presse, ce mois de février a été marqué par son lot de bonnes nouvelles, “l’économie française fait de la résistance” titrait “les echos" dans son numéro du 6 février. Dans le journal du dimanche, Christine Lagarde prophétisait : “ l’année 2021 sera l’année de la reprise”... Puis ce fût la valse des mauvaises nouvelles, pourtant “si bien attendues” : pertes annoncées de 7 milliards pour Air France, de 8 milliards pour Renault, et enfin un “marronnier pur cru” : 3 milliards de pertes pour la SNCF (dont la dette nette atteint maintenant 38 milliards d’euros). Bref c’est près de 20 milliards de pertes qu’il va falloir financer, dans des secteurs où l’état est fortement impliqué.





L’observateur que vous êtes se demande nécessairement à quel saint se vouer ?

Depuis le 25 mars 2020, près de 120 milliards d'euros ont été accordés aux entreprises, au travers des Prêts Garantis par l'Etat (PGE). Plus de 570 000 entreprises, environ 540 000 PME ou TPE et près de 29 000 ETI ou grandes entreprises ont bénéficié de ce soutien qui a permis d’éviter, rappelons-le, à l’économie française de sombrer dans le chaos le plus sombre. Aujourd’hui Philippe Brassac, le président de la Fédération bancaire française affirme que “5 à 10% des entreprises ayant souscrit un PGE pourraient ne pas pouvoir le rembourser, pour un montant d'environ 6 milliards d'euros…”.


Quand le poids de la dette fait trembler les PME


L’hyper endettement récent des entreprises françaises associé à un interminable confinement et au climat de rumeurs sanitaires auxquels les français sont soumis en permanence depuis le mois de mars 2020, ne ferait rien pour arranger les choses selon la majorité des observateurs.


À fin janvier 2021, les crédits mobilisés par les entreprises atteignent 1197,3 milliards d'euros en hausse de +13,4 % sur un an. Par taille d'entreprise, la croissance annuelle du crédit ressort à + 20,1 % pour les PME, + 8,5 % pour les ETI et + 9,3 % pour les grandes entreprises

Effectivement, d’une part les PME n’ont pas toujours une excellente vision de leurs KPI financiers. Par ailleurs, ce type d’entreprise n’a pas toujours la relation qu’elle mérite avec leurs partenaires financiers.


En outre, ajoute François Malavaud, les PME ne disposent pas de l’obligation légale de faire certifier les comptes par un commissaire au compte. Souvent, les entrepreneurs de PME sont les derniers à connaître leurs résultats. Par ailleurs, ils ont une tendance naturelle à gérer leurs entreprises en fonction de la trésorerie visible. Ce qui est normal, car souvent sous capitalisées, le risque de défaillance vient pour eux d’un risque de défaut de paiement. “


D’autre part, la perspective d’une reprise semble s’éloigner en 2021. Ce retard du retour à la croissance, souhaité par tous, pourrait contraindre les patrons de PME à la double peine, d’une part financer le licenciement d’une partie de leurs équipes et d’autre part commencer le rembourser de leur PGE.


Certaines entreprises, pour rembourser le PGE devront produire un résultat après impôts de 6%.

Même si les entreprises disposent d’une année supplémentaire pour rembourser le PGE, Elles devront envisager, pour celles qui ont empruntées le maximum, de rembourser ¼ de leur chiffre d’affaires en 5 ans. Tous les entrepreneurs ne sont pas conscients de l’effort à fournir et beaucoup anticipent un retour de la croissance en flèche. Ces entreprises devront pourtant produire dans les années à venir (sans croissance du chiffre d'affaires) un résultat net après impôt de plus de 6%.



Toutefois, dès le 1er juillet, c'est-à-dire avant le re-confinement d’octobre, les patrons de PME anticipaient déjà un recul de 15 % en moyenne de leur chiffre d’affaires. Yvon Grosso président du MEDEF SUD résume clairement la problématique « On pensait que la pandémie allait durer six mois et le PGE venait combler des besoins en fonds de roulement afin de reconstituer notre trésorerie dans l'optique que l'économie repartirait en 2021 ». Sauf que depuis, de couvre feux en re-confinements, la crise sanitaire s'est installée durablement dans le paysage et il va falloir apprendre à vivre avec. « Je n'envisage pas une reprise à 100 % avant 2022 » conclut-il.


La crise du Covid, crise conjoncturelle ou structurelle, quand un train peut en cacher un autre ?


Par bien des aspects cette crise est vécue et ressentie comme une crise purement conjoncturelle. C’est en partie vrai et logique. Les entrepreneurs français ont beaucoup souffert de la crise de 2008 dont les conséquences se sont prolongées en France plus longtemps que dans la majorité des pays européens. La France et ses entrepreneurs ont fait beaucoup d’efforts pour s’adapter à un nouveau contexte économique global, plus

digital, plus agile. “Pour ce qui concerne la reprise, je suis frappé de rencontrer tant de dirigeants qui anticipent une reprise en flèche, escomptant un retour à la normale, comme s’il ne s’était rien passé” constate François Malavaud.




Toutefois, il y a fort à parier que derrière cette crise conjoncturelle se cache un volant structurel. Cette crise va catalyser des changements profonds dans nos manières de travailler. Les entreprises vont accélérer leurs processus de digitalisation, en particulier pour ce qui concerne le domaine commercial. “Jusqu’ici la majorité des entreprises françaises a pensé digital uniquement pour ce qui concerne la relation client, ce que l’on appelait l’expérience client.


En période de crise les entrepreneurs français doivent apprendre à anticiper l'adage anglo-saxon : "The worst case may become the real case"...

Elles vont devoir apprendre à utiliser le digital comme levier de conquête commerciale”. Être plus présentes et surtout beaucoup plus efficaces en ce sens. Les acteurs de l'e-commerce sont unanimement désignés comme les grands gagnants de la crise du Covid, il n’y a pas de mystère, ce sont les plus présents sur le digital.




D’autre part, à titre d’exemple, les grandes entreprises pénalisées dans leur compétitivité par le poids du foncier et des taxes attenantes (+ de 46% par rapport à l’Allemagne) vont continuer à éloigner leurs centres de décision des centres villes, accélérant le recours au flex-working. Ce qui ne sera pas sans conséquence dans les politiques de gestion des ressources humaines.


C’est le moment pour les entreprises françaises, petites, moyennes ou grosses de définir de nouvelle trajectoires vertueuses et viables à moyen / long terme.

De profondes réorganisations et restructurations vont en découler. Le secteur des transports va devoir littéralement se réinventer, l’automobile continuer sa mutation et il n’est pas improbable que le modèle économique du courrier de la poste ne vive ses dernières heures.


Albus Partners vous aide à recréer la trajectoire vertueuse qui fera de vous un leader.


C’est le moment pour les entreprises françaises, petites, moyennes ou grosses de réfléchir à leur modèle, de définir une nouvelle trajectoire. Le cœur de métier d’Albus Partners se focalise sur la construction des trajectoires de sortie de crise vertueuses, et de les accompagner opérationnellement sur la voie du succès. Le cabinet compte plus de 300 missions pour près de 100 clients, principalement des grandes entreprises qui ont été assistées dans la mise en place de réorganisations déterminantes pour un retour vers une croissance vertueuse. En définitive, pour les aider à se retourner.








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